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1973 : Billie Jean King gagne la “guerre des sexes”

Notre série de l’été sur la genèse des JO et la participation des femmes sportives continue tout au long  du mois d’août avant les JO paralympiques de Tokyo 2020. Parmi les athlètes et les personnalités qui ont façonné l’histoire du sport au féminin, aujourd’hui, plein feux sur Billy Jean King, athlète américaine de légende.

Sommaire

  • Billie Jean King, la championne américaine des années 1970
  • La « guerre des sexes », un match capital

Avant les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020 qui commencent le 24 août prochain avec 22 disciplines, notre série sur les femmes sportives qui ont façonné l’histoire des JO continue.

Billie Jean King, la championne américaine des années 1970

Si le tennis des années 20 avait été dominé par Suzanne Lenglen, celui des sixties et seventies le fut par l’Américaine Billie Jean King : 39 titres du Grand Chelem (20 à Wimbledon), 12 en simple, 16 en double féminin et 11 en double mixte.  Engagée pour la parité et l’égalité à une époque où le sport féminin était encore sous-estimé, elle marqua son époque en triomphant à 29 ans de Bobby Riggs – star du tennis USA de 55 ans – lors de la deuxième “bataille des sexes”, un match de tennis retransmis par de nombreuses télévisions dans le monde entier en septembre 1973. L’ancien champion masculin de Wimbledon de 1939, n’avait de cesse de critiquer et de ridiculiser le tennis féminin mais il s’inclinera finalement trois sets à zéro face à la jeune joueuse.

« Je pensais que cela nous ramènerait 50 ans en arrière si je ne gagnais pas ce match. Cela aurait ruiné le circuit féminin et affecté l’estime de soi de toutes les femmes”.Billie Jean King, championne de tennis américaine

Un match capital

Un film de 2017, The battle of the sexes, où Emma Stone joue le rôle de Billie Jean King et Steve Carell celui de Bobby Riggs, remet ce duel à l’honneur. A l’issue de cette rencontre de gala, la championne admet en avoir fait un match capital pour les droits des femmes : « je pensais que cela nous ramènerait 50 ans en arrière si je ne gagnais pas ce match. Cela aurait ruiné le circuit féminin et affecté l’estime de soi de toutes les femmes”. L’année suivante, elle crée la Women’s Sports Foundation pour promouvoir le sport au féminin, et ne cesse de se battre pour l’égalité salariale sur le circuit professionnel. Le 1er mai 1981, elle fait sensation en déclarant publiquement son homosexualité, une première dans le monde du sport professionnel. Deux mois plus tard, Martina Navratilova fera aussi son “coming out”. Billie Jean King n’a jamais participé aux JO en tant que joueuse car sa discipline, le tennis, n’était plus inclue parmi les compétitions autorisées pendant ses années fastes, de 1928 à 1988, mais elle entraîne l’équipe américaine en 1996 et en 2000.

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