Classement Fortune 500 : vers plus de femmes PDG des grandes entreprises en 2022 ?

Le classement annuel Fortune 500 vient de sortir. Et le nombre de femmes à la tête de grandes entreprises américaines connaît une légère hausse au sein de cette 68ème édition publiée par le magazine américain qui fait référence. Une bonne nouvelle à tempérer, puisque les femmes ne représentent qu'une portion congrue de ce classement. On fait le point sur la progression des dirigeantes de cette dernière liste, avec une quatrième place remarquée.

Sommaire

    • Le classement Fortune 500 de 2022 : de l’espoir pour le leadership féminin
    • En 2021, plus de femmes issues de la diversité
    • Les femmes font toujours face à des obstacles significatifs
    • Une année sous le signe de l’inclusion

Le magazine Fortune (article abonnés) vient de publier la liste des 500 plus grandes entreprises américaines et de leurs dirigeants respectifs. En ligne lundi 23 mai et en kiosque le 6 juin prochain, ce classement annuel en est à sa 68ème édition et comprend à la fois des entreprises publiques et privées, référencées en fonction de leur chiffre d’affaires sur l’exercice 2021. Cette année, le nombre de femmes à la tête de ces cinq cent plus grandes sociétés s’élève à 44, soit trois de plus que l’année dernière.

Le classement Fortune 500 de 2022 : de l’espoir pour le leadership féminin

Les chiffres officiels viennent de sortir: en 2022, le nombre de cheffes d’entreprise continue d’augmenter sensiblement, avec 44 femmes à la tête de certaines des plus grandes entreprises des États-Unis, contre 41 en 2021. Le magazine Fortune, qui a initié cette classification il y a plus de six décennies, met en avant le fait que « les changements dans la direction se font sans heurts – un signe que les femmes PDG trouvent la stabilité et le pouvoir de rester au sommet des entreprises Fortune 500 ». 
La dirigeante Karen Lynch continue de marquer l’histoire de ce palmarès, puisque CVS Health, l’entreprise pharmaceutique dont elle est à la tête, se place en quatrième position pour la deuxième année consécutive et est, une fois de plus, la société dirigée par une femme la mieux classée de tous les temps.
Aussi, au niveau global, bien qu’encore faible, il faut souligner que la proportion de femmes dans le classement Fortune 500 est en constante progression depuis 2018, étant passé de 5% à près de 9% de femmes dirigeantes en l’espace de cinq ans. Des chiffres qui en disent long sur l’avancée de la parité des femmes dans les hautes sphères hiérarchiques des grandes entreprises américaines: une croissance lente, néanmoins prometteuse pour l’avenir.

«On remarque, dans la liste de cette année, à quel point les changements dans le leadership des femmes s’inscrivent dans la continuité – un signe que les femmes PDG trouvent stabilité et pouvoir au sommet des entreprises du Fortune 500.» Fortune Magazine

En 2021, plus de femmes issues de la diversité

En 2021, le classement américain avait marqué un tournant historique pour les femmes issues des minorités : pour la première fois, deux afro-américaines, Roz Brewer, de Walgreens Boots Alliance à la 16ème place, et Thasunda Brown Duckett, de TIAA, à la 79ème faisaient partie de la célèbre liste.
En effet, avant que Duckett et Brewer ne prennent leurs nouvelles fonctions, une  seule femme afro-américaine (l’ancienne CEO de Xerox, Ursula Burns) avait déjà dirigé une entreprise du Fortune 500, et, à l’exception de Mary Winston, qui avait assuré l’intérim de Bed Bath & Beyond pendant quelques mois en 2019, les cheffes d’entreprises issues de la diversité étaient les grandes absentes du classement.

«Nous devons être optimistes, mais pas exubérants, sur ce qui se passe pour les femmes.» Lorraine Hariton, PDG de l’organisation Catalyst pour l’égalité des sexes

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Les femmes font toujours face à des obstacles significatifs

Bien que le leadership féminin soit devenu central et connaisse une hausse, l’optimisme face à ces annonces reste à nuancer : les femmes ne représentent toujours qu’un faible pourcentage, au même titre ou presque que les dirigeantes présentes dans le CAC40 ou le SBF120 en France. Ainsi, selon Lorraine Hariton, PDG de l’organisation Catalyst pour l’égalité des sexes, soulignait dans un article sur Fortune en 2021, « nous devons être optimistes, mais pas exubérants, sur ce qui se passe pour les femmes ».

Malgré les progrès constatés depuis une décennie, les femmes continuent de faire face à des obstacles pour progresser et se maintenir à des postes de direction. De plus, les attentes augmentant à mesure qu’elles montent en grade, il devient plus difficile de rivaliser avec les hommes lorsque la charge supplémentaire des responsabilités familiales entre en ligne de compte. Les hommes restent également majoritaires dans les postes opérationnels.

Une année sous le signe de l’inclusion

En 2021, de manière générale, on a vu  beaucoup plus de diversité à la tête des entreprises du Fortune 500, puisque d’autres femmes issues des minorités ont émergé à la tête de ces entreprises, notamment Sonia Syngal, PDG de Gap, Lisa Su, à la tête d’Advanced Micro Devices, ou encore Joey Wat, de Yum China, respectivement d’origine, indienne, taiwanaise et chinoise.
D’après Lorainne Hariton « Nous constatons une plus grande intentionnalité. Nous constatons que l’accent est mis sur les femmes issues de la diversité. Et nous voyons une reconnaissance que la diversité et les femmes dans le leadership sont encore plus importantes ».

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