Culture: 20 femmes qui nous ont inspiré en 2021

2021, ou l’année de l’émancipation culturelle des femmes. À travers leurs productions, leurs engagements, leurs nominations ou leurs actions, de nombreuses chanteuses, auteures, femmes de l’art ou activistes ont permis une libéralisation de la parole féminine dans l’espace public. Focus sur ces protagonistes en France et aux quatre coins du monde qui ont su faire bouger les lignes, librement choisies par la rédaction.

Sommaire

  • 1. Camille Kouchner et son livre choc
  • 2. Dua Lipa, consécration pour la chanteuse britannique
  • 3. Laurence des Cars, première directrice du Musée du Louvre
  • 4. Chloé Zhao, réalisatrice multi-primée avec « Nomadland »
  • 5. Maja Hoffmann inaugure sa fondation Luma en Arles
  • 6. Julie Gayet lance le festival Sœurs Jumelles
  • 7. Julia Ducournau, palme d’or au festival de Cannes pour son film Titane
  • 8. Oksana Lyniv, première cheffe d’orchestre à Beyreuth
  • 9. Clara Dupont-Monod, la sensation littéraire
  • 10. Rihanna ouvre la voie vers plus d’inclusion
  • 11. Alice Guy, femme pionnière dans le monde du cinéma
  • 12. Jenny Saville, à l’honneur dans la ville de Florence
  • 13. Marie-Cecile Zinsou et la restitution d’œuvres d’art au Bénin
  • 14. Jennifer Flay vivifie la FIAC à Paris
  • 15. Joséphine Baker, introduite au panthéon
  • 16. Britney Spears, la liberté retrouvée
  • 17. Emily Ratajkowski engagée contre la marchandisation des femmes
  • 18. Audrey Azoulay réélue à la tête de l’UNESCO
  • 19. Shonda Rhimes, la productrice de séries qui lance les modes
  • 20. Camille Cottin, la nouvelle étoile frenchie d’Hollywood

JANVIER 2021 

1. Camille Kouchner et son livre choc

Avec « La familia grande », Camille Kouchner jette un pavé dans la mare du microcosme germanopratin et de la gauche intello où gravitent son beau-père, Olivier Duhamel, et sa mère, Evelyne Pisier (divorcée de son père Bernard Kouchner depuis de nombreuses années). Elle éclabousse ainsi durablement l’establishment politico-médiatico-universitaire et ce beau-père flamboyant, alors président de la Fondation Nationale des Sciences politiques, en dévoilant les abus qu’il a perpétré dans cette grande famille recomposée. Au delà de l’inceste subi par son frère jumeau, qu’elle révèle dans son livre coup de poing, c’est tout un système ambivalent et une liberté sexuelle qu’elle met à jour, un univers malsain auquel adhéraient de nombreuses personnalités invitées dans le fief de vacances des Duhamel à Sanary dans les années 1980. Sa publication arrive presque un an jour pour jour après celle de Vanessa Springora et « Le consentement » qui mettait en lumière la pédophilie et la puissance prédatrice de l’emprise des adultes sur les enfants. Elle aura des répercussions sur de nombreuses personnalités et ce de nombreux mois.  « La familia grande », aux éditions Le Seuil

FEVRIER 2021

2. Dua Lipa, consécration pour la chanteuse britannique

Artiste féminine la plus écoutée en France, deuxième album le plus écouté au monde, cinquième titre le plus streamé au monde … L’année 2021 de Dua Lipa est une vraie consécration. Avec la réédition de son album « Future Nostalgia », la native de Londres s’est imposée comme une vraie superstar internationale. Son projet, qui a remporté le Grammy du meilleur album vocal pop de l’année, après cinq nominations dans d’autres catégories, mélange une influence musicale des années 1980 à des sonorités plus actuelles pour un résultat bluffant. En France, elle est couronnée par le NRJ Music Awards en tant que « meilleure artiste féminine internationale ». Une tournée dans le monde entier est prévue en 2022 pour la pop star, dont le 15 mai à Paris et le 30 mai 2022  à Lyon.

MAI 2021 

3. Laurence des Cars, première directrice du Musée du Louvre

Conservatrice et historienne française, Laurence des Cars est nommée à la tête du Louvre par le président Emmanuel Macron, le 26 mai 2021, et devient ainsi la première femme à accéder à la tête du plus grand musée du monde. Spécialiste de l’art du XIXème et début du XXème siècle, Laurence des Cars se distingue par son dynamisme et son engagement à ouvrir les collections à tous les publics, notamment les jeunes, alors qu’elle est directrice du musée de l’orangerie en 2014, puis présidente du musée d’Orsay depuis 2017. Lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse en avril, elle évoque sa vision d’un musée à l’ère « des grands enjeux de société », pour attirer “les nouvelles générations ». Elle veut s’adresser aux « visiteurs de tous les âges et de toutes les origines socioculturelles ». Pour le Louvre aussi, Laurence des Cars souhaite élargir le profil de ses visiteurs. Ayant pris ses fonctions le 1er septembre, gageons qu’elle mette vite en pratique ses réformes. 

AVRIL 2021

4. Chloé Zhao, réalisatrice multi-primée avec “Nomadland”

Discrète et confidentielle, Chloé Zhao sillonne l’Amérique des laissés-pour-compte depuis quelques années. Après deux premiers long-métrages remarqués, « La chanson que mes frères m’ont apprise » tourné dans une réserve indienne et « The Rider », sur l’univers des cowboys accidentés, la réalisatrice chinoise récidive avec « Nomadland », road movie d’aujourd’hui. Son personnage principal, incarné par Frances McDormand (qui récolte un Oscar pour ce rôle), déclassé et isolé, parcourt le pays dans un van de petit job en petit job au hasard des rencontres. Entraide et amitiés inopinées tracent la route de cette femme au regard mouillé et franc, satire d’Amazon en prime. Le tout sur la signature sonore de Ludovico Einaudi.

Après un Lion d’or à Venise en 2020, ce deuxième film récolte, en 2021, tout ce qui se fait en récompense cinématographique. Golden Globes, Producers et Directors Guild of America Spirit Awards, Critics’ Choice Awards, People’s Choice Awards et BAFTA le couronnent avant une double consécration aux Oscars en tant que meilleur film et meilleure réalisatrice (c’est la deuxième femme à accéder à ce prix après Kathryn Bigelow) le 25 avril dernier. Une moisson pleine pour cette jeune réalisatrice de 39 ans.

JUIN 2021 

5. Maja Hoffmann inaugure sa fondation LUMA en Arles

Petite-fille d’art – sa grand-mère collectionnait Picasso, Léger et Braque- , Maja Hoffmann arpente les grandes foires internationales et les musées depuis de nombreuses années, en témoigne sa participation active aux boards des plus grandes institutions. Héritière et actionnaire des laboratoires Roche, elle a mis à profit sa fortune et son goût pour l’art en récupérant d’anciennes usines de la SNCF dans le Parc des Ateliers en Arles et bâtissant un complexe imposant, la fondation LUMA (issu de la contraction des prénoms de ses deux enfants). Le 26 juin, après sept ans de travaux, elle inaugure finalement, aux côtés du président de la Région, Renaud Muselier, sa tour facettée de 56 mètres signée par Franck O. Gehry (architecte star d’autres bâtiments dédiés à l’art) et ses grands hangars réhabilités par Annabelle Selldorf qui abriteront les nouvelles activités de la fondation : production d’expositions d’art, éducation, recherche et services d’archives. Un aboutissement pour cette Suissesse fine connaisseuse de la région grâce au domaine de la Tour de Valat, centre de recherche pour la conservation initié par son père dans les années 1950.

6. Julie Gayet lance le festival Sœurs Jumelles

L’actrice Julie Gayet lance en juin dernier la première édition du festival Sœurs Jumelles à Rochefort, où la rencontre de la musique avec le cinéma est à l’honneur. « La musique et l’image ont une histoire fusionnelle depuis toujours. Elles sont Sœurs Jumelles ! Ces deux langages universels avaient besoin d’un lieu pour se rencontrer, créer, partager et imaginer le futur ». nous avait-elle confié en juin dernier. Elle a également voulu mettre la parité au centre de ce mouvement, via des événements qui donnent la parole aux femmes, comme la master class avec Mercedes Erra ou la conférence sur la place des femmes dans la musique. En partenariat avec Women in motion by Kering, Julie Gayet met ainsi en lumière les créatrices et compositrices, car « dans ces filières la parité est loin d’être atteinte »

JUILLET 2021 

7. Julia Ducournau, palme d’or au festival de Cannes pour son film « Titane » 

Scénariste et réalisatrice, Julia Ducournau remporte la palme d’or à la 74e édition du Festival de Cannes avec son deuxième long métrage « Titane ». Le film suit le personnage d’Alexia qui survit à un grave accident de voiture grâce à une prothèse en titane, un métal résistant aux hautes températures. Après cet accident, le personnage principal ne cache pas son amour pour l’univers des automobiles, ayant même une relation sexuelle avec une Chevrolet. Après son premier long métrage, « Grave » qui avait récolté plusieurs distinctions, Julie Ducournau s’inscrit plus précisément dans le cinéma de genre. En remerciant le jury, elle rappelle alors  la nécessité de donner « plus de diversité dans nos expériences au cinéma et dans nos vies »

8. Oksana Lyniv, première cheffe d’orchestre à Beyreuth

A seulement 43 ans, Oksana Lyniv devient la première femme de l’histoire à diriger un opéra dans le cadre du prestigieux festival de Bayreuth fondé par Richard Wagner. Née en 1978, Oksana Lyniv avait dirigé son premier orchestre à l’âge de 16 ans et avait étudié le piano, la flûte, le violon et le chant. Katharina Wagner, la directrice du festival, a reconnu la difficulté que requiert la direction d’un orchestre d’Opéra mais elle a affirmé que la génération de femmes qui est « suffisamment courageuse pour le faire a maintenant grandi ». C’est la première fois en 145 ans qu’on retrouve une femme à la tête d’un orchestre dans ce festival créé par le même Wagner, où les places sont rares puisque la demande est dix fois supérieur à l’offre de tickets. En octobre dernier, le Teatro Comunale de Bologna, en Italie, nomme Oksna directrice musicale à partir de janvier 2022. C’est la première fois qu’une femme dirige une institution musicale italienne.

AOÛT 2021

9. Clara Dupont-Monod, la sensation littéraire

Récompensé par le prix Femina, le prix Landerneau et le Goncourt des lycéens, Clara Dupont-Monod a raflé plusieurs prix cette année. La journaliste, chroniqueuse et éditrice sensibilise à la question du handicap dans « S’adapter ». Elle décrit l’arrivée d’un enfant en situation de handicap dans une famille, en apportant le point de vue des frères du personnage principal. Introspectif, ce roman est inspiré de faits issus de sa propre vie car, à l’âge de 10 ans, elle accueille un nouveau membre dans sa famille: un enfant qui ne parle pas, ne voit pas, ne bouge pas, dont la seule faculté est d’entendre. Un bouleversement qu’elle retranscrit dans ce nouvel opus plus intimiste par rapport à ses livres précédents, souvent plus historiques ou de reportage. 

10. Rihanna, ouvre la voie vers plus d’inclusion

En 2021, Rihanna décroche le titre de milliardaire et devient la chanteuse la plus riche du monde. Pourtant cette dernière n’a pas sorti d’albums depuis près de 6 ans… En effet, en 2017, alors qu’elle est à l’apogée de sa carrière, Rihanna se lance un nouveau défi : créer sa marque de cosmétiques Fenty Beauty au sein du groupe LVMH avec qui elle partage 50% des parts. Le mot d’ordre c’est l’inclusion ! Qu’elles soient rousses, métisses blanches asiatiques ou noires, la marque propose un large panel de carnations avec 50 fonds de teint allant des peaux les plus claires et les plus foncées ! Un moyen pour elle de combattre le manque de représentation des femmes issues des minorités dans le monde de la beauté. 

La chanteuse a pu ainsi se hisser dans le classement très fermé des milliardaires du magazine Forbes, grâce à sa société qui vaut désormais près de 2,8 milliards de dollars. En 2018, Rihanna avait aussi lancé sa marque de lingerie inclusive, Savage X Fenty, dont le défilé novateur et original mettait à l’amende celui de Victoria Secret. Une marque qu’elle a dû néanmoins redresser car confrontée à de nombreuses critiques et à une perte de chiffres d’affaires, avec une gamme de vêtements plus inclusifs

SEPTEMBRE 2021

11. Alice Guy, femme pionnière dans le monde du cinéma

Les 22 septembre dernier, la dessinatrice Catel Muller et le romancier José-Louis Bocquet font revivre la première cinéaste de l’histoire à travers une bande-dessinée inspirante. Dans « Alice Guy » parue chez Casterman, la riche carrière de cette femme au courage immuable est mise en perspective avec la naissance d’un milieu naissant cinématographique révolutionnaire dominé par les hommes. Le parcours de la France aux États-Unis d’Alice Guy est présenté, au même titre que ses exploits et les révolutions cinématographiques (elle crée, entre autre, le making-off et fait tourner pour la première fois des personnes de couleur). Une aubaine pour les cinéphiles et les féministes qui peuvent (re)découvrir la première femme qui a « féminiser » le septième art en appréhendant des sujets comme la natalité ou la domination patriarcale.

12. Jenny Saville, l’artiste femme la plus chère au monde, à l’honneur dans la ville de Florence

Héritière de l’école anglaise du figuratif expressionniste, à l’instar de Bacon et Lucian Freud, Jenny Saville est aujourd’hui l’artiste femme la plus cotée au monde. Il était temps de pouvoir profiter d’une grande rétrospective dédiée. C’est la ville de Florence, en Italie, qui s’est attelée à la tâche, depuis fin septembre et ce jusqu’au 20 février 2022, grâce à la curation orchestrée par Sergio Risaliti, directeur du musée du Novecento, et aux partenariats noués avec  MUS.E et Gagosian, sa galerie attitrée. Un extraordinaire itinéraire artistique met en abîme ses œuvres dans les plus grands musées de la ville, leur permettant d’entamer un dialogue avec les ors et les tableaux de la Renaissance : au Palazzo Vecchio, elle expose un enchevêtrement de corps nus dans le grand salon des 500, face aux célèbres batailles de Giorgio Vasari ; à Casa Buonarroti, ce sont des dessins plus intimistes ; au Musée de l’œuvre du Duomo c’est le portrait d’un jeune migrant, puis au Musée des Innocents son « Mothers » tutoie les Della Robbia et, enfin, au Musée du Novecento, « Rosetta », une jeune aveugle, et d’innombrables autres personnages habitent les lieux. En tout, ce sont plus de 200 tableaux de l’artiste anglaise qui sont disséminés dans la cité toscane www.museonovecento.it

OCTOBRE 2021

13. Marie-Cecile Zinsou à la Villa Médicis après une restitution d’œuvres au Bénin

Marie-Cécile Zinsou, entrepreneure franco-béninoise dans le domaine de l’art, vient d’être nommée présidente du conseil d’administration de la Villa Médicis, une institution française en Italie. A 19 ans elle quitte la France pour le Bénin, où elle crée avec son père, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du pays, la fondation du même nom à Cotonou. Cet espace est dédié à la promotion de l’art contemporain en Afrique. Elle est aussi connue pour sa lutte dans la restitution des œuvres d’art africaines. En effet, 26 œuvres avaient été pillées durant l’époque coloniale béninoise. « Tout le monde a le droit à son histoire et à son art » affirme-t-elle sur un plateau de France 24. Jusqu’à ce jour, depuis près de cent trente-ans, ces trésors étaient conservés au musée du Quai Branly à Paris. Le transfert de propriété a été signé par le président Emmanuel Macron et par le Président de la République du Bénin Patrice Talon le 9 novembre 2021. Les œuvres, restituées le 10 novembre, doivent rester emballées le temps de s’acclimater aux nouvelles conditions de climat et d’hygrométrie, avant d’être exposées pendant trois mois au palais de la Marina à Cotonou.

14. Jennifer Flay vivifie la FIAC à Paris

En 2021, avec la FIAC (Foire internationale d’art contemporain), Paris est de nouveau la capitale internationale de l’art contemporain. Directrice de la FIAC depuis 2003, Jennifer Flay a lancé cette année la 47ème édition après une année blanche due à la crise sanitaire. La diversité était à l’honneur « avec une forte représentation africaine, la présence de l’art brut, d’artistes qui questionnent le genre » nous avait-elle dit lors d’une interview pour Informelles. Elle ajoute que la représentation féminine dans l’art n’atteint pas encore la parité « On ne va pas se leurrer sur la place que les femmes occupent dans la société et en particulier dans l’art où elles n’atteignent pas 50 % de représentation parmi les 100 artistes les plus célèbres ou les mieux payés ». Une absence qu’elle est bien décidée à combler.

NOVEMBRE 2021

15. Joséphine Baker, introduite au panthéon

Elle était chanteuse, danseuse, actrice, résistante, activiste… Joséphine Baker a été la première femme noire a être intronisée au Panthéon français le 30 novembre dernier. Fuyant la ségrégation aux Etats Unis, Josephine Baker s’installe en France en 1925 où elle connaît un grand succès. Reconnaissante envers la nation qui lui a permis de briller et qui l’a naturalisée en 1937, Joséphine Baker fait le choix de s’engager durant la Seconde Guerre mondiale. D’abord elle se mobilise auprès des services secrets français, pour lesquels elle va exécuter de nombreuses missions d’informations, puis elle devient sous-lieutenant de l’armée de l’air française en 1943. Un engagement et une reconnaissance réciproque puisque, 46 ans après sa mort, ils lui valent d’être inhumée au Panthéon dans le temple des « grands hommes » à travers une cérémonie émouvante. 

16. Britney Spears, la liberté retrouvée

Après des années de lutte pour retrouver sa liberté, la « princess of pop » a finalement connu un happy end le 12 novembre 2021. Connue pour ses tubes « Baby one more time », « Oops I did it again » ou encore « Toxic » la chanteuse incarnait dans les années 90-2000 le fantasme de la jeune fille respectable cliché d’une Amérique puritaine.

A mesure qu’elle grandit, la chanteuse propose des albums plus matures et plus sexy. Mais c’est la consternation du côté des médias américains. La « Good girl » devient alors une « bad girl ». Le début du « slut shaming » (pratique qui consiste à stigmatiser, humilier toute femme dont l’attitude ou l’aspect physique serait jugé provocant) est amorcé. Et plus encore, la vie tumultueuse de Britney est scrutée au peigne fin. « Infidèle », « déséquilibrée », « mauvaise mère », sont les titres qu’on retrouve en une des journaux. 

En 2008, après des troubles psychologiques manifestés par la star, Britney est mise sous la tutelle de son père. Elle ne peut alors plus prendre de décisions financières, se marier, ou avoir des enfants. « Je veux juste retrouver ma vie, ça fait treize ans et ça suffit », avait-elle supplié au tribunal en juin dernier . Depuis de nombreuses années, les fans de la star militent pour qu’elle retrouve son indépendance. Netflix et le NewYorkTime ont également réalisé des documentaires pour dénoncer l’acharnement médiatique de l’époque sur la chanteuse. Britney Spears est passée d’icône de la musique pop au symbole de la lutte pour les droits des femmes à disposer de leur vie.

17. Emily Ratajkowski engagée contre la marchandisation du corps des femmes

« My body » c’est le nom du nouveau livre de la mannequin Emily Ratajkowski, dite « Emrata ». À travers cet essai paru le 9 novembre aux États-Unis, la superstar d’Instagram présente des moments de doute de sa vie en d’icône de la mode. Elle sensibilise au culte de la beauté en analysant l’impact sur les jeunes filles que peuvent avoir les différentes représentations des modèles présents, entre autres, sur les réseaux sociaux. La mannequin américano-polonaise explique également les côtés néfastes de l’industrie de la mode et du cinéma. Dans cet écrit, Emily Ratajkowski présente aussi la frontière qu’elle constate entre consentement et violence. « My body » sera disponible en France à partir du 14 janvier 2022.

18. Audrey Azoulay réélue à la tête de l’UNESCO

L’ancienne ministre de la Culture de François Hollande, Audrey Azoulay  a été renouvelée dans son mandat à la tête de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) après une victoire écrasante – 155 votes sur 165 votants dont une abstention – sur ses concurrents directs. Les enjeux principaux de ses quatre prochaines années en tant que Directrice générale de l’institution de l’ONU sont l’éducation et le dérèglement climatique. À cet effet, elle affirme que « le nouveau contrat pour la planète nécessite de doubler la taille des territoires protégés par l’Unesco d’ici à 2030″. Le 12 novembre dernier, Audrey Azoulay accueillait des représentants des 193 États membres à Paris pour célébrer le 75ème anniversaire de l’UNESCO. 

DÉCEMBRE 2021

19. Shonda Rhimes,  la productrice de séries qui lance les modes 

Shonda Rhimes continue de surprendre. Son nom n’est pas très connu et pourtant elle n’est autre que la productrice des séries à succès Grey’s Anatomy, Scandal, The private practice ou  plus récemment les Chroniques de Bridgerton. Nommée parmi les femmes les plus influentes de l’année 2021 par le Financial Time, Shonda Rhimes « a une fois de plus démontré son habileté à identifier l’humeur du public et le trou béant qui existait à la télévision ».

Elle a par ailleurs remis au goût du jour le « Regency Core » (codes vestimentaires inspirés de l’époque de la Régence). Corsets, manches bouffantes, longs gants raffinés et serre-tête ont été au cœur des moteurs de recherches Google. Selon Lyst, une plateforme dédiée à la mode, les requêtes autour de la mode du XIXe siècle ont explosé ces dernières semaines. en analysant le comportement d’achat en ligne de ses 27 millions de consommateurs, les mentions et statistiques d’engagement sur les réseaux sociaux et les recherches sur Google. Les chiffres indiquent une augmentation de 123% des recherches de corsets, de +49% pour les bandeaux en plumes et perles, de +23% pour les gants longs, et de +93% pour les robes à taille empire. 

20. Camille Cottin, la nouvelle étoile frenchie d’Hollywood

Huit ans après s’être fait connaître par le grand public français grâce à la série sans filtre de Canal + “Connasse”, Camille Cottin est aujourd’hui à l’affiche de plusieurs grosses productions hollywoodiennes au côté d’actrices et d’acteurs de renommée internationale comme Matt Damon, Al Pacino ou Salma Hayek. La parisienne de 43 ans joue la rivale de Lady Gaga dans « House of Gucci » en salle depuis le 24 novembre et interprète une comédienne alliée de Matt Damon dans “Stillwater” sorti le 22 septembre dernier. Depuis son second rôle dans “Allied” en 2016 avec Matt Damon, la parisienne ne cesse de grimper les échelons et s’imposer peu à peu outre-Atlantique où la critique est de plus en plus élogieuse à son égard. Le New-York Times la qualifiait en septembre dernier « d’interprète charismatique » qui « donne de la force à son personnage et de la gravité à ses scènes ».

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