Vues du monde: plus de femmes au sommet mais moins d’argent

Une étude menée dans le Royaume Uni démontre que la parité est loin d'être atteinte dans les hautes sphères des dirigeants des grandes entreprises. L'herbe verte est souvent plus verte chez nos voisins? C'est loin d'être le cas. Petit tour d'horizon de la disparité dans quelques industries et de la situation des femmes au sommet.

Sommaire

  • UK : plus de femmes au sommet
  • Dans la parité, toutes les industries ne se ressemblent pas
  • L’inégalité criante dans le monde du venture capital
femmes au sommet

©Christina-wocintechchat.com-Unsplash

UK: plus de femmes au sommet

Selon une nouvelle étude publiée par le New Street Consulting Group, la rémunération moyenne des administratrices des grandes entreprises anglaises du FTSE 100 s’élève à seulement 237 000 £ (275 000€), soit à peine plus d’un quart des 875 900 £ (1 M€) versées à leurs homologues masculins, un écart bien plus important que celui existant sur le marché du travail où les femmes sont payées 15,5 % de moins que les hommes. La raison majeure est la proportion importante de femmes administratrices qui ont des positions non exécutives et dont les rémunérations sont moins importantes. “Selon l’étude du New Street Consulting Group, les administratrices non exécutives des entreprises du FTSE 100 perçoivent une rémunération moyenne de 104 800 £ (120 000€), contre 170 400 £ (200 000€) pour les hommes. L’écart de rémunération entre les directeurs exécutifs est encore plus apparent, les femmes recevant en moyenne 1,5 million de livres (1,75 M€), contre 2,5 millions (3 M€) pour leurs homologues masculins”, indique The Guardian. Pour Ann Cairns, présidente du Club des 30%, citée par le Financial Times, “l’écart de rémunération est probablement dû au fait que les femmes occupent moins de postes de direction bien rémunérés”. Peu de femmes occupent les fauteuils de président, de directrice générale ou de directrice financière. Pour le quotidien anglais des affaires, il est nécessaire d’examiner les raisons profondes et de s’attaquer à ces différences disproportionnées de rémunérations.

“La rémunération moyenne des administratrices des grandes entreprises anglaises du FTSE 100 s’élève à seulement 237 000 £ (275 000€), soit à peine plus d’un quart des 875 900 £ (1 M€) versées à leurs homologues masculins, un écart bien plus important que celui existant sur le marché du travail ». Selon une nouvelle étude du New Street Consulting group

Dans la parité, toutes les industries ne se ressemblent pas

Du côté des industries de la musique, il y a une légère amélioration, remarque le quotidien The Guardian en signalant que  “l’égalité entre les sexes dans les conseils d’administration de l’industrie musicale britannique s’est améliorée au cours de l’année dernière, les CA de 12 grandes organisations professionnelles comptant désormais en moyenne 42 % de femmes, contre 34 % en 2020”. Selon une étude de 2020, la proportion de femmes travaillant dans le secteur de la musique est passée de 45,3 % en 2016 à 49,6 %. En juin dernier, un article du New York Times commentant une étude récente soulignait que le nombre de femmes dans les CA dans l’industrie de la musique aux Etats-Unis avait augmenté pour atteindre près de 40%. Seul bémol, la faible présence de femmes issues des communautés noires ou hispaniques…

“Malgré un montant record de capitaux investis cette année en Europe, les femmes fondatrices d’entreprises n’ont reçu que 0,7% du financement total”. Pitch Book

L’inégalité criante du monde du venture capital

Dans le monde du capital-risque, l’inégalité est encore la norme. Un groupe de professionnelles de ce secteur, regroupées au sein de l’European Women in VC, appelle à changer la donne au niveau européen. Selon le site PitchBook, “malgré un montant record de capitaux investis cette année en Europe, les femmes fondatrices d’entreprises n’ont reçu que 0,7% du financement total”. Trop peu de femmes occupent des postes de direction dans les sociétés de capital-risque. L’European Women in VC suggère une intervention directe de l’Union européenne pour corriger les écarts de financement qui pénalisent les entreprises créées par des femmes. Parmi les autres propositions figurent l’introduction d’un indice de diversité pour montrer la composition par sexe des équipes d’investissement ainsi qu’une plateforme de suivi mesurant la diversité des équipes dirigeantes des start-ups ou davantage de données sur les financements publics bénéficiant aux entreprises de capital-risque dirigées par des femmes ou dont les fondateurs sont des femmes.

 

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