G.Ventures, le premier fond d’investissement pour les étudiants imaginé par Julie Leroy

L'investissement, c'est aussi pour les jeunes ! C'est ce que prouve G.Ventures en formant les étudiants et les jeunes diplômés à détecter et investir dans les projets les plus ambitieux. Rencontre avec Julie Leroy, sa cofondatrice.

Sommaire

  • Soutenir les projets entrepreneuriaux étudiants
  • Féminiser les équipes d’investisseurs
  • Inspirer, l’ambition de Julie Leroy

Julie Leroy a longtemps cherché sa voie. Après une batterie d’expériences en entreprise dans le domaine du marketing et de la communication, elle décide de réorienter sa carrière vers le monde entrepreneurial. Sa mission ? Aider les jeunes porteurs de projets. C’est au sein de Genius Global, 1ère communauté étudiante entrepreneuriale en France qu’elle se formera à tout ce qui a trait à l’investissement et à l’entrepreneuriat. Elle y fera également une rencontre déterminante, celle de Maxime Paradis, son futur associé. Pendant la crise sanitaire du Covid-19, ils songent, tous deux, à la manière de soutenir les jeunes porteurs de projets. Ils constatent que les étudiants et jeunes diplômés peinent souvent à lever des fonds pour permettre à leur projet de voir le jour. Ensemble, ils créent alors G.Ventures, le « Next-Gen VC for the next-Gen founders » (la prochaine génération d’investisseurs pour la prochaine génération d’entrepreneurs) afin de former les étudiants à détecter et investir dans les projets les plus ambitieux.

* Le venture capital (VC), ou capital-risque en français, est la participation d’un ou de plusieurs investisseurs au sein de sociétés non-cotées en bourse. Les sociétés cibles sont généralement jeunes ou en phase de développement.

Soutenir les projets entrepreneuriaux étudiants

Informelles : G.Ventures c’est quoi ?

Julie Leroy : C’est le premier fonds d’investissement pour les étudiants. L’objectif, c’est d’investir dans des projets portés par des étudiants et des jeunes diplômés entrepreneurs de moins de deux ans, les plus ambitieux en France. Et comment on fait ça ? On a créé un réseau pour former les étudiants pendant trois mois à l’investissement.

Comment a démarré G.Ventures ?

J.L : Ça a commencé lorsque je me suis intéressée à l’entrepreneuriat il y a sept ans et lorsque j’ai intégré l’Association d’entrepreneuriat dans mon école où j’ai pu rencontrer plein d’étudiants passionnés par ce même sujet. C’est là également que j’ai rencontré mon associé, Maxime Paradis. Pendant la crise sanitaire, on a réfléchi, on s’est dit il y avait peut-être quelque chose à faire pour aider les jeunes porteurs de projet qui ont besoin d’un petit investissement pour démarrer. Je le faisais déjà à Dauphine durant mon alternance, mais je me suis dit: pourquoi ne pas le faire à l’échelle nationale ?

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Quelle est la vision de G.Ventures ?

J.L : Je pense et j’espère que des équipes de cofondateurs naitront au sein de G.Ventures, que les membres du réseau créeront des projets ensemble. Certains ont déjà créé des liens, se sont entraidés. A mon avis, d’ici deux ans, peut-être même avant, il y aura des équipes qui vont se créer sur lesquelles on va pouvoir potentiellement investir. D’ailleurs, je vois déjà des entrepreneurs seuls qui recherchent des cofondateurs à l’intérieur de G.Ventures.

Quels sont vos projets futurs ?

J.L : On lance actuellement le projet « Offices Hours » L’objectif, c’est très simple. On est presque cent aujourd’hui et on a vraiment des étudiants qui ont plein de compétences à partager à d’autres étudiants. Typiquement, un étudiant qui aura besoin d’aide pourra faire appel à notre communauté et nous on viendra l’aider gratuitement sur son projet.

Féminiser les équipes d’investisseurs

Comment soutenez-vous l’entrepreneuriat féminin ?

J.L : Pour soutenir les femmes dans l’entrepreneuriat, on pense qu’il faut commencer par le fait d’avoir des femmes investisseurs. Et donc c’est pour ça qu’au bout de trois mois de formation, on va sélectionner quinze venture capital analystes. Et parmi ces quinze VC analystes, on va sélectionner 50 % de femmes investisseurs. Pourquoi ? Parce qu’on pense que pour avoir plus de projets portés par des femmes et pouvoir mieux analyser une boite, il faut aussi avoir une équipe mixte. On pense que le fait de féminiser les équipes d’investisseurs permettra peut-être d’enlever certains biais d’investissement et biais de genre.

« Féminiser les équipes d’investisseurs permettra peut-être d’enlever certains biais d’investissement et biais de genre.  » Julie Leroy

Inspirer, l’ambition de Julie Leroy

En trois mots, qu’est ce qui vous fait avancer ?

J.L : L’impact, la mission et le bonheur autour de moi.

Avez-vous un rôle modèle ?

J.L : Je me suis posé cette question toute ma vie. Je crois que je n’ai pas beaucoup de modèles. J’ai des personnes qui m’inspirent au quotidien, mais je ne dirais pas que ce sont des rôles modèles. Par contre, j’aimerais beaucoup un jour être un modèle pour d’autres jeunes, filles ou même garçons, sur leur mission, leurs envies. Par exemple, le fait d’avoir recommencé mes études plusieurs fois et de n’avoir rien lâché, de trouver ma voie aujourd’hui. J’espère que ça, ça inspirera plein de personnes.

 

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