Home » JO 1900 : Charlotte Cooper Sterry, la toute première femme médaillée d’or

JO 1900 : Charlotte Cooper Sterry, la toute première femme médaillée d’or

Notre série de l’été s’attache à la genèse des Jeux Olympiques et à la participation des femmes sportives, qui n’ont pas été de tout repos. Focus sur ces athlètes et ces personnalités qui ont façonné l’histoire du sport au féminin à travers la plus belle et internationale des compétitions. Première de notre série, Charlotte Cooper Sterry, la première femme médaille d’or.

Sommaire

  • Les femmes aux Jeux Olympiques de 1900
  • « L’indécence » des femmes dans le sport

Les femmes aux Jeux Olympiques de 1900

Quatre ans après les premiers JO modernes, c’est à Paris – dans le cadre de l’Exposition universelle de mai à octobre 1900 – que l’olympisme à la Coubertin s’ouvre aux femmes. Quelques disciplines dites « féminines », seulement, sont autorisées car elle permettent de respecter une certaine « décence »: la voile, le croquet, l’équitation, le patinage artistique et le tennis. C’est dans cette dernière que le 11 juillet, Charlotte Cooper Sterry et Hélène Prévost se disputent la médaille d’or du simple féminin sur l’Île de Puteaux. La championne française s’incline en deux sets (6-1 et 6-4) face à celle qui a déjà remporté le tournoi de Wimbledon à trois reprises. Six joueuses s’affrontent, Charlotte Cooper Sterry de Grande Bretagne, Hélène Prévost et Marguerite Fourrier de France, Marion Jones Farquhar et Georgina Jones des Etats-Unis et Hedwiga Rosenbaumová de Bohème. Six parmi les 22 athlètes femmes que comptent ces Jeux de 1900, 22 sur 997 participants. 

« « Il est indécent que les spectateurs soient exposés au risque de voir le corps d’une femme brisé devant leurs yeux. En plus, peu importe la force de la sportive, son organisme n’est pas fait pour supporter certains chocs ». Pierre de Coubertin

 

« L’indécence » des femmes dans le sport

Raciste et colonialiste, Pierre de Coubertin, le fondateur de ces nouveaux Jeux Olympiques qui devaient célébrer la virilité et l’athlétisme mâle, était aussi misogyne et résolument opposé à la participation des femmes. « Il est indécent que les spectateurs soient exposés au risque de voir le corps d’une femme brisé devant leurs yeux. En plus, peu importe la force de la sportive, son organisme n’est pas fait pour supporter certains chocs », écrivait-il pour se justifier. C’est la raison pour laquelle l’athlétisme reste la chasse gardée des hommes. Il faudra attendre 1928 pour que la participation des femmes ne fasse plus débat, trois ans après le départ de Pierre de Coubertin du Comité international olympique, et 1988 pour que le tennis féminin refasse enfin son entrée au programme des JO. Charlotte Cooper reste la plus “ancienne” championne du simple féminin de Wimbledon, victorieuse en 1908 à 37 ans et 282 jours. Elle était également devenue sourde trois ans avant de participer à ses premiers Jeux olympiques.

Découvrez aussi

Un document unique: un an de Covid19 vu par l’AFP

Marielle Eudes, Directrice de la Photo de l’AFP, et Les Arènes publient "Pandemia, Ce que nous avons vécu". Plus de 420 photos résument un an de pandémie sur to...

Le grand retour de la FIAC avec Jennifer Flay. Entretien

Avec la FIAC au Grand Palais Éphémère sur le Champ-de-Mars du 21 au 24 octobre 2021, Paris devient à nouveau la semaine la capitale internationale de l'art cont...

Le portrait du mois dans Smart Tech: Hélène Huby, à la conquête des étoiles

Retrouvez chaque mois le portrait d'une femme de la tech dans l'émission de Delphine Sabattier, Smart Tech, sur la chaîne B-Smart. Pour celui d'Octobre, Hélène ...

Partager cette publication