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JO 1924 : Margaret Goss, la pionnière des journalistes sportives

Notre série de l’été sur la genèse des Jeux Olympiques et la participation des femmes sportives continue. Parmi les athlètes et les personnalités qui ont façonné l’histoire du sport au féminin, aujourd’hui, plein feux sur Margaret Goss, en première ligne pour rapporter les exploits féminins.

Sommaire

  • Toute première reporter sportive
  • Peu de femmes dans le journalisme sportif

Toute première reporter sportive

Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’Unesco, appelait en 2018 à une plus grande représentativité du sport féminin remarquant qu’”à peine 4% de la couverture sportive est dédié au sport pratiqué par les femmes, (…) et seulement 12% des informations sportives (…) présentées par des femmes”. Pourtant, dès 1924, Margaret Goss – rédactrice du New York Herald Tribune – se décrivait comme la première femme journaliste américaine à couvrir le sport féminin pour un quotidien. Elle tenait une chronique régulière, « Les femmes dans le sport », qui était une tribune en faveur de l’athlétisme féminin à une époque où les compétitions sportives entre femmes étaient considérées comme socialement peu acceptables. Cependant les chroniques de Goss prouvaient qu’une femme était aussi capable et talentueuse que ses pairs masculins au moment de « l’âge d’or » du journalisme sportif.

« À peine 4% de la couverture sportive est dédié au sport pratiqué par les femmes, (…) et seulement 12% des informations sportives (…) présentées par des femmes”. Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’Unesco

Peu de femmes dans le journalisme sportif

Mais sa carrière fut de courte durée (moins de deux ans). Près de cent ans plus tard, les femmes ont encore du mal à trouver leur place dans le monde du journalisme sportif. Selon un article récent du Monde, “à l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), dont les chiffres ne sont pas exhaustifs, on dénombre « 5 830 journalistes sportifs titulaires de la carte de presse, parmi lesquels 14 % de femmes ». En comparaison, selon l’Observatoire des métiers de la presse, le métier dans son ensemble compte 52,5 % d’hommes et 47,5 % de femmes”. Tant que l’Association des femmes journalistes de sport appelle à « Occuper le terrain » en créant un observatoire de la profession, pour valoriser le travail de ses adhérentes et les rendre visibles, afin que les freins à leur carrière et le sexisme dont elles font souvent l’objet tombent. Central dans le documentaire de Marie Portolano et Guillaume Priou, « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste », ce sexisme a souvent gangréné les rédactions, une situation qu’a sûrement connu Margaret Goss, pionnière des journalistes sportives, en son temps. Découvrez d’autres portraits de femmes emblématiques liés au sport féminin.

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