Kylie, Kim et Lina à l’assaut d’un Mark Zuckerberg sous pression

Mark Zuckerberg et Meta sont sous pression. Pour la première fois de son histoire, le chiffre d'affaires est en recul alors que le réseau social tente un virage stratégique vers le metavers. Mais la nouvelle présidente de la FTC américaine n’entend pas laisser les mains libres au géant de la Tech.

Sommaire

  • Mark Zuckerberg sous pression
  • Des ennuis en cascade pour Meta
  • Kylie et Kim montent au créneau
  • Un revers pour Meta ?
  • Un coup d’éclat et une première pour Lina
  • Fin de règne pour la Big Tech ?

Mark Zuckerberg sous pression 

Jacques Chirac avait coutume de dire que « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ». En langage Meta-Mark Zuckerberg, beaucoup moins imagé, cela se traduit par “un environnement intense” et “une situation pire qu’il y a trois mois”. C’est le moins que l’on puisse dire car, pour la première fois de son histoire, les revenus de Meta, ex-Facebook, sont en recul et les profits en forte baisse de 36%, alors que les annonceurs privilégient de plus en plus TikTok.

Des ennuis en cascade pour Meta 

Car les mauvaises nouvelles se multiplient. Le 1er juin, Sheryl Sandberg, la charismatique mais controversée numéro 2, annonçait son départ. Le 30 juin, Mark Zuckerberg se lâchait lors d’un call interne avec des employé.e.s : “soyons réalistes, il y a probablement un tas de personnes dans l’entreprise qui ne devraient pas être là”.

Ce commentaire – révélé à la presse cette semaine – a semé le trouble parmi le staff. La semaine dernière, on apprenait que Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg allaient être auditionnés lors du procès qui s’ouvrira suite au scandale Cambridge Analytica…

Instagram Story de Kylie Jenner

Kylie et Kim montent au créneau

Mais cette semaine s’annonce particulièrement “intense”. Lundi 25 juillet, les deux sœurs Kylie Jenner et Kim Kardashian – plusieurs centaines de millions de followers à elles deux – critiquent Instagram, exhortant l’application à cesser d’imiter son rival TikTok. Trois jours plus tard, Meta fait marche arrière. Mercredi 27, alors que le CEO de Meta commentait les résultats du deuxième trimestre, l’action dévissait de 5%.

Last but not least, le même jour, la Federal Trade Commission, l’agence fédérale pour la libre concurrence et la protection des consommateurs, engageait une procédure préliminaire en vue de bloquer l’acquisition par Meta de Within, une startup spécialisée dans la réalité virtuelle.

Un revers pour Meta ?

C’est peut-être la nouvelle la plus inquiétante pour le réseau social. Elle risque en effet de gêner la transformation stratégique de l’ex-Facebook en un géant du metavers. Pour la FTC, “Meta choisit d’acquérir une position sur le marché au lieu de la gagner par ses propres mérites.  C’est une acquisition illégale, et nous poursuivrons toutes les mesures nécessaires ».  

Meta a réagi à cette procédure en la qualifiant d’idéologique, “d’erronée sur les faits et vis-à-vis de la loi”. “Nous sommes convaincus que notre acquisition de Within sera bénéfique pour le public, les développeurs et le monde de la réalité virtuelle”, argumente le géant de la Tech.

Lina Khan s'attaque à Mark Zuckerberg

Lina Khan, présidente de la Federal Trade Commission aux USA – Photo de Graeme Jennings/Pool/ABACAPRESS.COM

Un coup d’éclat et une première pour Lina

C’est la première action d’éclat de Lina Khan -33 ans- un an après son arrivée à la tête de la FTC. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est inhabituelle. Jusqu’à présent, la FTC s’était intéressée surtout aux transactions entre grandes entreprises sur des marchés matures. C’est la première fois qu’elle s’attaque à une acquisition d’une petite start-up dans un nouveau secteur de la tech. Cela fera jurisprudence.

Fin de règne pour la Big Tech ?  

“Pour Khan, le simple fait de porter l’affaire devant les tribunaux peut être considéré comme une victoire”, commente le New York Times. En poursuivant Meta, Linda Khan commence à poser les bases de la refonte du droit de la concurrence qu’elle appelle de ses vœux. Si elle gagne ce pari risqué, Lina Khan pourrait étendre les champs d’application de la loi anti-trust et ébranler la domination de la Big Tech. Amazon et Google sont les prochains sur la liste.

Partager cette publication