Le portrait du mois dans Smart Tech: Gaëlle Bassuel et les robots amis

Plein phare ce mois-ci sur Gaëlle Bassuel qui accompagne les entreprises dans leurs interactions employeur avec YesWeShare et des chatbots astucieux et plein d'humour, lors de l'émission Smart Tech de Delphine Sabattier sur la chaîne B-Smart du 15 décembre. Découvrez-la sans tarder !

Sommaire

  • Gaëlle Bassuel, le parcours atypique d’une femme engagée
  • Quelle est l’activité de YesWeShare?
  • Le chatbot, un robot intelligent
  • Le cinquième trimestre de la maternité, un sujet central pour le retour au travail

Lors de l’émission Smart Tech de Delphine Sabattier sur la chaîne B-Smart du 15 décembre 2021, c’est Gaëlle Bassuel, fondatrice de Yes We Share une entreprise qui est spécialisée dans les chabots qui améliore la qualité de vie au travail qui est à l’honneur. Son profil nous a interpelé par son approche très humaine de l’intelligence artificielle et par son parcours international étonnant. Une femme de surcroit très sympathique dans ses échanges.

Gaëlle Bassuel, le parcours atypique d’une femme engagée

Gaëlle est née dans la cité Harlequin à Grenoble,”qui est aujourd’hui devenue un coupe-gorge mais où j’ai vécu une enfance très heureuse, sans nuage”, nous dit-elle lors d’une interview. Son père musicien emmène ensuite sa famille à Amiens où elle excelle à l’école à la fois dans les matières scientifiques et littéraires. Elle ne sait pas ce qu’elle veut faire, mais surtout pas le parcours de ses parents. Elle s’inscrit dans une prépa et rentre à HEC, grâce à une bourse, “pas par vocation mais par élimination”, pour garder le champ des possibles ouvert. A sa sortie d’HEC elle passe deux ans dans un cabinet d’audit pour rembourser son prêt étudiant. Le jour où elle rembourse sa dernière traite, elle démissionne et part à Nairobi pour Action contre la faim. Elle qui avait pris l’avion pour la première fois lors d’un séjour pour construire un hôpital au fin fond du Brésil avec HEC, a soif d’aventures. Elle va passer 12 ans en mission entre le Kénya, le Sierra Leone, le Soudan et l’Afghanistan. Une vie à part à laquelle elle va mettre fin par envie de “reprendre racines, désir de retrouver une certaine tranquillité en France et aussi, de devenir maman ». Elle intègre alors le cabinet de conseil Alpha, spécialisé sur les sujets RH. Elle va y rester 12 ans en passant de chef de projet digital à directrice associée. Puis elle a envie de challenge, de voler de ses propres ailes et se lance à son propre compte avec Yes We Share.

Quelle est l’activité de YesWeShare?

Yes We Share est né de sa volonté d’appliquer des solutions concrètes pour transformer la gestion RH et améliorer la qualité de vie au travail. Elle s’est d’abord tourné vers “l’économie collaborative, qui n’a pas bien marché” avoue-t-elle. Les chatbots commençaient à faire parler d’eux, mais elle était “assez circonspecte au début. Il s’agissait de contenus pas forcément intéressants délivrés par des machines pas forcément intelligentes”. En creusant un peu, elle leur découvre plein d’intérêt. D’abord le fait que le chabot peut se greffer sous n’importe quel environnement. Aujourd’hui pour travailler, on utilise environ douze à vingt outils différents entre Whatsapp, Slack, les emails etc. Difficile de rajouter un énième outil à des employés déjà assez submergés comme ça. Une des vertus du chatbot est donc de se mettre là où les gens ont déjà leurs habitudes sans se déporter.

«  »On intègre de l’intelligence artificielle pour intégrer le langage du robot, mais on adresse des sujets directement liés à l’humain. On utilise donc la machine comme un outil et elle nous aide à mieux adresser les sujets sur du mieux être  pour tous et pour la société plus égalitaire pour tous » . Gaëlle Bassuel, fondatrice de YesWeShare

Le chatbot, un robot intelligent

Ses coachbots”  comme elle les appelle, ont trois axes: la prévention, notamment sur la santé visuelle avec Vizybot, la mixité et l’inclusion avec Phil Goude et Andy Cap. Ils vont permettre aux employés de se connecter pour avoir des réponses à des questions ou délivrer instantanément du micro learning qui va permettre de soutenir les apprentissages dans le temps. Elle m’explique qu’on oublie 50% de ce qu’on a appris au bout d’une heure, 70% au bout de trois heures et 90% au bout d’une semaine. Elle organise donc des programmes annuels ou en mode “campagnes sur un temps donné », donc un temps long avec des animations. Les chatbots ont deux fonctionnalités: une top down pour connecter, former et informer les équipes, une bottom-up pour collecter des données statistiques utiles aux RH afin de comprendre les dynamiques de la qualité de vie au travail. Dans les limites de la RGPD évidemment, sans indication nominative aucune. En fil rouge, l’humanisation des interactions est au coeur de l’activité de YesWeShare. Entourée d’experts dans chacun des secteurs investis, le language utilisé par le chatbot va faire toute la différence. D’ailleurs une de ses grandes fiertés, est de ce retour d’expérience : “J’ai bien compris que Vizybot était un robot ami, on sent tout de suite qu’il y a des humains derrière la machine grâce à l’humour.” Elle conclut en expliquant: « On intègre de l’intelligence artificielle pour intégrer le langage du robot, mais on adresse des sujets directement liés à l’humain. On utilise donc la machine comme un outil et elle nous aide à mieux adresser les sujets sur du mieux être  pour tous et pour la société plus égalitaire pour tous ».

Le cinquième trimestre de la maternité, un sujet central pour le retour au travail

Un petit dernier, Melly, est en cours d’élaboration sur le retour au travail, avec un focus sur le 5eme trimestre, après le congé maternité. « Melly va travailler sur le volet pro et perso », nous détaille-t-elle, « comme une assistante qui va donner des outils qui va faciliter les check listes. C’est un chatbot pensé avec une posture de coach, qui va proposer des exercices d’introspection pour faciliter la discussion avec son manager, son conjoint et ses collègues ». elle ajoute: « dans cette période délicate du cinquième trimestre; on a besoin d’une bonne copine, car on a besoin d’encouragements et de partage d’expérience pour trouver de l’aide ».

L’égalité est une cause qui lui tient beaucoup à cœur et c’est le moment du décrochage de carrière des femmes. Elle fait aussi partie de la troisième cohorte du Orange Women’start, le programme d’accompagnement d’Orange dont on a parlé le mois dernier d’ailleurs.

Retrouvez l’actualité des nouvelles technologies, dans l’émission Smart Tech, conçue et présentée par Delphine Sabattier, toutes les semaines du lundi au vendredi à 11heures la nouvelle chaîne business, B-Smart, présente dans les bouquets Orange, Bouygues et Free ou en replay sur www.bsmart.fr.

 

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Written by Olivia Strigari
Passionnée par les questions sociétales liées à la condition de la femme, en France et dans le monde, par la maternité, l’éducation et les neurosciences, la parentalité au sens large et la santé des femmes et des jeunes enfants, Olivia Strigari a dirigé pendant 5 ans la rédaction web & print de famili et magicmaman au Groupe Marie Claire et assuré des événements tels que la Journée Nationale de l’Infertilité, réunissant les plus grands experts de France et d’Europe, autour de conférences phares très suivies pendant ses 6 éditions. Fin 2020 elle quitte ses fonctions pour lancer Informelles, le média des femmes actives. Auparavant elle avait mis ses compétences et sa soif de découvertes et de grands espaces au services des magazines Hôtel&Lodge en France et en Italie dont elle a assuré la rédaction en chef pendant 7 ans. Elle a oeuvré au lancement de l’édition italienne, à la création des Hôtel&Lodge Awards, un événement porteur dans l’hôtellerie récompensant les meilleurs établissements chaque année, et, enfin, à la digitalisation des contenus. Une carrière de journaliste avant tout, interrompue par une mission de directrice de la communication dans l’agence créative Havas 360, pour repositionner et digitaliser toute la communication de cette entité française du groupe Havas. Spécialisée dans le déploiement de titres plurimédia, elle suit actuellement un cursus de Executive International MBA à l’IAE Paris Sorbonne Business School.