Lire, voir, écouter : le rap par Sophie Bramly et Sue Kwon, la poésie de Graciela Iturbide et Vendredi sur Mer !

Dans les années 80, deux femmes vont photographier l’explosion du rap. Deux livres rendent hommage à leur travail. La grande exposition sur Graciela Iturbide à la Fondation Cartier et le deuxième album d’une jeune chanteuse d’origine suisse révélée par Emily in Paris… Une sélection pour un week-end de printemps sous des accents féminins.

Sommaire

  • Lire : Deux femmes dans le rap new yorkais, Yo ! The Early days Of Hip-Hop de Sophie Bramly et Rap Is Risen : New York Photographs 1988-2008 de Sue Kwon
  • Voir : Les rituels photographiques de Graciela Iturbide à la Fondation Cartier
  • Ecouter : La « Métamorphose » de Vendredi sur Mer

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Deux femmes dans le rap new yorkais

Dans les années 80, deux femmes photographes assistent à l’explosion du hip-hop et du rap à New York, l’une est française, l’autre est américaine d’origine coréenne : Sophie Bramly et Sue Kwon. Deux livres récents rendent hommage à leur travail de défrichage.

Si l’on considère, comme le souligne Bill Adler dans sa préface au livre de Sophie Bramly, que « le hip-hop est né le 11 août 1973, le jour où le DJ Kool Herc organise un mix dans le Bronx« , il n’existe quasiment aucun document photographique existant jusqu’à la fin des années 70. La décennie suivante est plus féconde et Sophie Bramly -qui fera ensuite carrière dans la musique et comme auteure féministe- va shooter de 1982 à 1984 les Fab Five Freddy, Grandmaster Flash, Afrika Bambaata, Futura, Beastie Boys, Run DMC, etc. Ses photographies sont réunies dans Yo ! The Early days Of Hip-Hop, édité par la maison d’édition londonienne Soul Jazz. Certaines sont présentées jusqu’au 24 juillet dans le cadre de l’exposition Hip-Hop 360 à la Philharmonie de Paris. 

Jay Z à ses débuts

Sue Kwon prend le relais en 1988. Rap Is Risen : New York Photographs 1988-2008 (Testify Books) couvre vingt ans de hip-hop et de rap new yorkais. Les Beastie Boys posent sur un toit du Lower East Side, figures crépusculaires en noir et blanc devant un New York sous les nuages, mais aussi toutes ces stars naissantes dans leur quotidien et parfois en famille avec leurs enfants (Method Man, Fat Joe, Prodigy, Havoc de Mobb Deep, Big Noyd). Elle immortalise Notorious B.I.G. moins de deux semaines avant sa mort. On y trouve des clichés de Jay Z à ses débuts. Le livre de Sue Kwon est le partenaire indispensable de Yo ! The Early days of Hip-Hop de Sophie Bramly.

« Yo ! The Early days Of Hip-Hop« , Soul Jazz Books, 35,00£

« Rap is risen : New York Photographs 1988-2008« , Testify Books, 50,00$

rap

Sophie Bramly
Photo Jerome Domine/ABACAPRESS.COM

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Les rituels photographiques de Graciela Iturbide à la Fondation Cartier

Figure majeure de la photographie latino-américaine, la mexicaine Graciela Iturbide parcourt les chemins arides de son pays natal depuis plusieurs décennies. Sa poésie tout en noir et blanc célèbre d’abord l’humain, avec ses travaux sur les peuples indigènes du Mexique, les indiens Séris et les femmes du Juchitan, les traditions et les fêtes populaires, puis d’autres peuples dans ses nombreux voyages, comme les transsexuels de Bénarès en Inde. Au début du millénaire, ses prises de vue deviennent plus métaphysiques et contemplent la nature brute, sauvage – envols d’oiseaux, cactus ou tailles minérales près de Puebla qui soudainement se parent de couleurs. Prix Hasselbald en 2008, Graciela Iturbude est dévoilée ici à travers une mise en scène conçue par Maurizio Rocha, son fils, architecte  qui est aussi à l’origine de son atelier tout en brique, 37 Calle Heliotropo à Mexico. Le nom de cette exposition, « Heliotropo 37 », à la Fondation Cartier de Paris jusqu’au 26 mai, initiatique et dérangeante.

Plus d’infos sur le site de la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Graciela Iturbide Heliotropo Fondation Cartier Lire, voir, écouter : le rap par Sophie Bramly et Sue Kwon, la poésie de Graciela Iturbide et Vendredi sur Mer !

« Heliotropo 37 » de Graciela Iturbide à la Fondation Cartier

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La « Métamorphose » de Vendredi sur Mer

Voici le deuxième album de la jeune chanteuse d’origine suisse Vendredi sur Mer (Charline Mignot dans la vraie vie), trois ans après ses “Premiers émois”. Son très sensuel “Comment tu vas finir” faisait partie de la playlist d’Emily in Paris et avait (un peu) contribué à la faire connaître…

“Métamorphose” débute par “Le Lac” (de Genève, sa ville de naissance ?), sortie plus tôt en single. Suivent 11 chansons d’électro-pop efficace produites par Myd, Sam Tiba ou encore Saint DX. Ballade dans l’univers d’une jeune fille d’aujourd’hui avec ses doutes (Déçue, Mâle à l’Aise, Désabusée) et ses interrogations, textes poétiques et sensuels et des ambiances très variées….

Vendredi sur Mer est en tournée en France à partir du 2 avril et se produit au Festival de Bourges le 22 avril.

Métamorphose, Sony Music Entertainment France

 

 

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