Législatives 2022: l’Assemblée des hommes ou la parité en berne

À l'Assemblée Nationale, la parité baisse en 2022 par rapport aux résultats des élection législatives de 2017. Sur les 577 députés élus, 215 seulement sont des femmes et 362 sont des hommes, soit 37% de femmes.

Sommaire

    • La parité femme-homme à l’Assemblée Nationale est en recul par rapport à 2017
    • La proportion de femmes élues au sein des mouvements politiques
    • L’émergence des acteurs de la société civile dans le paysage politique

La parité femme-homme à l’Assemblée Nationale est en recul par rapport à 2017

A l’issue du second tour des Législatives, les hommes sont une nouvelle fois majoritaires à l’Assemblée nationale. Sur les 577 députés élus, 215 sont des femmes et 362 sont des hommes (37 % de femmes pour 63 % d’hommes). La proportion de femmes députées est en baisse par rapport à la législature de 2017. 39 % de femmes avaient été élues députées, ce qui n’avait jamais été fait auparavant selon le rapport des « Femmes élues députées depuis 1945 » de L’Assemblée Nationale.

La proportion de femmes élues au sein des mouvements politiques

« A partir du moment où on a principalement des hommes à la tête des mairies, des collectivités locales, mécaniquement, cela entraîne un déficit quant à la parité, au moment de choisir un candidat pour les législatives ». Daniel Fasquelle, Trésorier du parti « Les Républicains »

La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), fruit de l’union de la gauche, est le mouvement qui respecte le mieux la parité avec 43% de femmes élues députées contre 56% d’hommes. En deuxième position arrive le parti politique « Ensemble ! » de la majorité présidentielle qui compte 40% de femmes députées contre 60% d’hommes députés. Sous la barre des 40% nous retrouvons le Rassemblement National avec 37% de femmes élues contre 63% d’hommes élus et le parti « Les Républicains » qui ne comptent que 29% de femmes élues députées contre 71% d’hommes élus. Daniel Fasquelle, le trésorier du parti concède qu’ils ont du mal à se séparer des sortants, « A partir du moment où on a principalement des hommes à la tête des mairies, des collectivités locales, mécaniquement, cela entraîne un déficit quant à la parité, au moment de choisir un candidat pour les législatives ».

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L’émergence de nouvelles actrices de la société civile dans le paysage politique

Cette année, un vent de fraîcheur souffle à l’Assemblée Nationale. De nouveaux visages et de nouveaux profils émergent. Parmi eux, celui de Rachel Keke, une ancienne femme de ménage élue députée « Nupes » dans la septième circonscription du Val-de-Marne qu’elle remporte face à Roxana Maracineanu, ancienne ministre des Sports du premier gouvernement d’Emmanuel Macron. Âgée de 47 ans, Rachel Keke s’est faite connaître en 2019 en tant que porte-parole de la « grève des femmes de chambre » de l’hôtel Ibis Batignolles à Paris. Aujourd’hui la députée Nupes entend bien porter la voix des travailleurs « invisibles » à l’Assemblée Nationale.

La jeunesse se fait également une place au sein du paysage politique avec Louise Morel qui, à 26 ans, est la plus jeune députée élue de cette élection. Représentante de la majorité présidentielle, elle l’a emporté dans le canton de Molsheim-Obernai face au candidat du Rassemblement National Jean-Frédéric Steinbach, avec 57,9 % des voix.

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