Lire, voir, écouter : portrait de dirigeantes, des femmes et des singes, week-end jazzy

Des femmes dirigeantes témoignent sous la plume de Marie-Virginie Klein, des femmes chercheuses se battent pour les primates dans le sillage de Dian Fossey et des femmes musiciennes égrènent leurs notes et renouvelle le jazz. Plusieurs choix pour un weekend engagé en perspective.

Sommaire

  • Lire : Dans le secret (et la tête) des femmes dirigeantes
  • Voir : Six femmes sur la planète des grands singes
  • Ecouter : Trois albums sortis récemment pour un week-end jazzy au féminin.

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Dans le secret (et la tête) des femmes dirigeantes

Qu’elles soient femmes politiques, – députée, ministre…-,  directrices générales, voire PDG, entrepreneuses ou cadres dans la fonction publique, peu importe leur génération ou leur univers, à l’unisson elles rapportent les mêmes expériences, les mêmes difficultés, les mêmes remarques désobligeantes, le même sentiment de devoir toujours tout justifier ou d’encaisser les mots durs ou sexistes, de serrer les dents, coûte que coûte. Et, surtout, le besoin d’être irréprochable.

Marie-Virginie Klein, auteure de“Femmes dirigeantes, comment elles ont osé” est en première ligne des combats quotidiens des dirigeantes, grâce à son activité de vice-présidente chez Willa pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin et celle qu’elle mène au cabinet de conseil Tilder pour les cadres des plus grandes entreprises en France. Ce qui fait d’elle la témoin idéale de la profonde transformation en cours et la confidente de ces femmes qui œuvrent chaque jour au succès de leur équipes, au prix d’un jonglage permanent entre vie pro et vie perso.

Le coût (coup) de la maternité dans la vie professionnelle

Elle dresse cette enquête avec un constat accablant: l’irruption de la maternité dans la vie professionnelle des femmes, affichée ou cachée, selon les époques et les sensibilités personnelles. Le fait que celle-ci soit indissociable de leurs fonctions, tel que l’illustre si bien Sybile Veil, à la tête de Radio France depuis 2018: “ Ma vie en tant que femme patronne est radicalement différente de celle d’un homme patron. Un homme patron ne vérifie pas le cartable de ses enfants en rentrant le soir. Moi si. (…) Moi je le fais tous les jours de l’année. Quand on est une femme patronne, on l’est sept jours sur sept. Mais on est aussi une mère de famille sept jours sur sept”. Tandis qu’aucune concession n’est faite sur le plan du travail: “Être femme m’a clairement inciter à travailler plus. (…) Pour émerger, il n’y a qu’un seul moyen : s’imposer sur le fond”.

A travers une pluralité de portraits et de témoignages, Marie Virginie Klein s’attaque au lien entre féminité et pouvoir, sans distinction. Elle interroge autant les candidates en lice pour la présidentielle de 2022, – Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Anne Hidalgo -, que Carole Delga présidente de la région Occitanie, Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva ou, encore, Kat Borlongan jeune présidente de la mission  French Tech, une des grandes figures du monde des startups. Avec, en guise de conclusion, la question: “Dirigeante, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?” A chacune de trouver sa réponse.

“ Ma vie en tant que femme patronne est radicalement différente de celle d’un homme patron. Un homme patron ne vérifie pas le cartable de ses enfants en rentrant le soir. Moi si. (…). Être femme m’a clairement inciter à travailler plus. » Sybile Veil, présidente de Radio France

Femmes dirigeantes, comment elles ont osé, chez Plon, 19€

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Six femmes sur la planète des grands singes

Trois jeunes femmes, Julia Badescu -jeune Roumaine vivant au Canada – Nadia Niyonizeye -jeune chercheuse rwandaise spécialiste des gorilles sur les traces de Dian Fossey- et Ruth Linsky de la Fondation Orangutan– partagent leur expérience et racontent leur admiration pour leurs rôles modèles dont elles suivent le chemin : Jane Goodall, Dian Fossey et Biruté Galdikas. Si l’être humain partage 96% de l’ADN de ces grands singes, les connaissances scientifiques sur les gorilles étaient parcellaires à l’époque, il y a plus de cinquante ans, où la première génération de femmes primatologues commence à les étudier sur leur terrain. Ce documentaire en deux parties raconte l’histoire de deux générations de femmes scientifiques. Le primatologue, paléontologue et archéologue kenyan Louis Leakey forme les pionnières Jane Goodall, Dian Fossey et Biruté Galdikas qui marquent l’histoire de cette discipline scientifique. Dian fossey paiera de sa vie son combat pour les gorilles. Elle est assassinée en 1985. Ses mémoires, « Gorilles dans la brume » (Gorillas in the Mist), seront adaptées au cinéma en 1988, Sigourney Weaver y interprétant son rôle. Aujourd’hui, trois jeunes femmes, Julia Badescu, Nadia Niyonizeye et Ruth Linsky, suivent le chemin tracé par leurs aînées en Ouganda, au Rwanda et à Bornéo.

Disponible sur le site d’Arte TV

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Trois albums sortis récemment pour un week-end jazzy au féminin.

Depuis ses débuts en 2007, la chanteuse danoise Sinne Eeg a tracé sa route, devenant une référence du jazz mondial. Dans « Staying in Touch », elle s’associe de nouveau au bassiste danois Thomas Fonnesbæk, six ans après leur première rencontre en duo. Ensemble, ce duo voix-contrebasse revisite quelques classiques de “Just One of Those Things” à “Round Midnight” en passant par “The Dry Cleaner From Des Moines” de Charlie Mingus. Un quatuor à cordes les rejoint sur trois morceaux. Classique mais efficace.

Staying in Touch, Sinne Eeg et Thomas Fonnesbæk, Stunt Records, septembre 2021

Jazz plus contemporain en provenance d’Angleterre avec Brigitte Beraha et son By the Cobbled Path (lit. Par le chemin pavé). Il s’agit pour elle d’un témoignage artistique et musical sur la pandémie. Enregistrant des conversations, des cris, les bruits de la nature, le bruit de la circulation et une longue promenade à vélo. Brigitte Beraha improvise à partir de ces sons. Dérangeant et étonnant.

By the Cobbled Path, Brigitte Beraha, Let Me Out Records, novembre 2021

« Only the Lover Sings » est le premier album prometteur de Georgia Cécile que l’on a découverte en 2019. Originaire d’Édimbourg, celle qui voulait devenir avocate s’impose comme l’une des voix majeures du jazz d’aujourd’hui.

Only the Lover Sings, Georgia Cécile, Independent/Warner ADA, septembre 2021

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