Avec son podcast « Archetypes », Meghan Markle déconstruit les préjugés sexistes

Ce mardi 23 août, la duchesse de Sussex, Meghan Markle a publié le premier épisode de son podcast Archetypes dans lequel elle tente de déconstruire les stéréotypes liés au genre.

Sommaire

    • Des « Archetypes » à déconstruire
    • Pourquoi pas de l’ambition pour les femmes ?
    • Que les femmes restent à leur place
    • Derrière le feu des projecteurs, des expériences de mère
    • Meghan Markle, féministe depuis son plus jeune âge

 

meghan markle

Meghan Markle – ABACAPRESS – Informelles

Des « Archetypes » à déconstruire

Mardi 23 août, la duchesse de Sussex, Meghan Markle a mis en ligne le premier épisode de son podcast « Archetypes ». Disponible sur Spotify, ce premier opus intitulé « The Misconception of Ambition » (littéralement, « Les idées préconçues sur l’ambition ») se penche sur le traitement négatif auquel les femmes sont confrontées lorsqu’elles affichent des ambitions.

Un concept qui lui tient à cœur puisqu’elle a elle-même été confrontée à ce sexisme de nombreuses fois au cours de sa carrière. Lors de ses échanges avec les invités, elle n’hésite pas à s’exprimer sur ses expériences personnelles.

Pourquoi pas de l’ambition pour les femmes ?

Dans la première partie de cet épisode inaugural, Meghan Markle a invité son amie de longue date, Serena Williams. Une invitation opportune puisque la championne de tennis vient d’annoncer son retrait de la compétition pour s’occuper de sa famille. Au cours de la discussion, toutes les deux évoquent les différences de traitements entre femmes et hommes notamment à la suite d’une naissance.

Serena Williams l’a expérimenté. Après avoir donné naissance à sa fille Olympia et avoir repris sa carrière, elle a dû faire face à un bon nombre de remarques sur son rôle de mère : « on me demande souvent comment je fais pour jongler entre le travail et le fait d’être maman, on ne le demande jamais à mon mari », remarque-t-elle.

« On me demande souvent comment je fais pour jongler entre le travail et le fait d’être maman, on ne le demande jamais à mon mari. » Serena Williams

Que les femmes restent à leur place

Pour Serena Williams, « une femme compétitive est vue comme hystérique » regrette-t-elle. C’est comme si il y avait quelque chose d’ »anormal » chez elles. Les ressentis de l’ex numéro 1 mondiale de tennis ne sont pas anodins. En deuxième partie de l’épisode, Meghan Markle fait justement appel à Laura Kray, professeure à l’université de Berkeley et directrice du Center for Equity, Gender and Leadership.

Cette dernière constate que la société se montre souvent hostile envers les femmes ambitieuses. Cela les encourage à « rester à leur place » tandis que des hommes « compétitifs » sont érigés en modèles à suivre.

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Derrière le feu des projecteurs, des expériences de mère

Lors de leurs échanges, Meghan Markle et Serena Williams se confient également sur leur expériences personnelles en tant que mères. Elles expriment leurs difficultés à jongler entre devoirs professionnels et besoins de leurs enfants.

La joueuse de tennis se confie sur cette fameuse nuit où sa fille Olympia tombe de sa chaise et se casse le poignet la veille d’un match. De son côté, Meghan Markle raconte cette journée où son fils a échappé à un incendie. Le plus dur pour le couple a été de repartir en mission, « nous avons été obligés de le laisser et de nous rendre à un autre engagement royal ».

Meghan Markle, féministe depuis son plus jeune âge

En introduction de son podcast, Meghan Markle détaille les raisons qui l’ont motivé à s’intéresser aux stéréotypes liés au genre. En 1993, à l’âge de onze ans, choquée par une publicité de produits ménagers qui ne s’adresse qu’aux femmes, elle écrit une lettre à Procter & Gamble.

Une chaîne de télévision l’interviewe, elle exprime son point de vue. Trois mois plus tard, le géant des produits d’hygiène et de beauté modifie son message en remplaçant « women » par « people ». Meghan vient de remporter sa première victoire contre le sexisme.

 

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