#Metoo politique: un article misogyne suscite l’indignation des britanniques

Un article du tabloïd Mail on Sunday paru ce dimanche accuserait Angela Rayner, la vice présidente du parti travailliste de déconcentrer Boris Johnson en croisant et décroisant ses jambes façon Sharon Stone dans le film Basic Instinct.

Sommaire

  • Angela Rayner, la cible de commentaires misogynes
  • Un sexisme en politique de nouveau mis en lumière
  • Des représailles contre les auteurs des commentaires
  • Le parti conservateur mis à mal

Angela Rayner, la cible de commentaires misogynes

Le Mail on Sunday, tabloïd britannique connu pour sa ligne conservatrice et sensationnaliste, a fait paraître ce dimanche un article des plus méprisants à l’encontre d’une députée. Angela Rayner, la vice présidente du parti travailliste est accusée selon certains députés du parti conservateur de déconcentrer le premier ministre Boris Johnson en croisant et décroisant ses jambes façon Sharon Stone dans le film « Basic Instinct ».  Dans son article, le journaliste Glen Owen, la qualifie de « grand-mère socialiste de 41 ans qui a quitté l’école à 16 ans alors qu’elle était enceinte et sans qualification » et cite des députés conservateurs anonymes affirmant que la députée ne pouvant rivaliser avec les talents d’orateur de Boris Johnson, jouerait de son physique pour détourner son attention.

Un sexisme en politique de nouveau mis en lumière

Angela Rayner a dénoncé sur Twitter du « journalisme de caniveau », et a souligné qu’ « en politique, les femmes affrontent du sexisme et de la misogynie quotidiennement ». Avant d’ajouter que le Premier ministre « et ses pom-pom girls ont clairement un gros problème avec les femmes dans la vie publique » et qu’ « ils devraient avoir honte ». Cette dénonciation du sexisme en politique fait écho à une réalité qui existe aussi sur le sol français. Comme l’avait démontré le réseau « Elues locales » en décembre dernier, trois élues politiques sur quatre en France seraient confrontées à du sexisme lourd et pour certaines, ces comportements ont motivé leur démission.

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Des représailles contre les auteurs des commentaires

Les allégations des membres du Parti conservateur sont anonymes mais Boris Johnson à affirmé qu’il y aurait des représailles si les auteurs de ces commentaires sexistes étaient identifiés. Lundi après-midi, le président de la chambre des Communes, Lindsay Hoyle, a lui aussi condamné des propos qui « ne peuvent que dissuader les femmes qui pourraient envisager de se présenter aux élections« . Une réunion avec le président de l’association de la presse parlementaire et le rédacteur en chef du Mail on Sunday se tiendra sur ce sujet. On discute même de priver l’accès à la chambre des Communes de Glen Owen, l’auteur du papier.

« En politique les femmes affrontent du sexisme et de la misogynie quotidiennement. » Angela Rayner

Le parti conservateur mis à mal

Angela Rayner accuse le premier ministre britannique d’entrainer son parti dans les « égouts ». Figure charismatique du parti travailliste, c’est aussi elle qui avait mené la charge contre Boris Johnson dans l’affaire des soirées arrosées du 10 Downing Street alors que l’ensemble des Britanniques étaient confinés. Ces dernières attaques sexistes révélées par le journal Mail on Sunday n’arrange en rien la situation. D’après Politico, un organisme officiel de sondages, c’est le parti travailliste qui arrive en tête des intentions de vote avec 44% contre 30% pour le parti conservateur.

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