Vues dans la presse : portraits des néo-Japonaises 

Tempura -le magazine qui décrypte le Japon d’aujourd’hui- se penche sur la nouvelle génération de femmes qui veulent changer ce pays.

Sommaire

  • Dernier numéro de Tempura sur les néo-Japonaises
  • Avec patience mais pas sans colère

Dernier numéro de Tempura

Dans son dernier numéro, Tempura -le magazine qui décrypte le Japon d’aujourd’hui- nous fait découvrir les “Japonaises”. Et ce faisant une nouvelle génération de femmes qui “refusent étiquettes et agenda politique (et n’acceptent plus) que l’on parle à leur place”, comme l’écrit le rédacteur en chef Emil Pacha Valencia dans son éditorial. A travers des interviews, de nombreux portraits passionnants, de longs articles ainsi qu’une nouvelle de l’écrivaine Mieko Kawakami, Tempura -dirigé par une équipe de jeunes passionnés de l’archipel- revisite les clichés sur les femmes japonaises et laisse entrevoir les fissures d’une société patriarcale.

Le Japon n’est qu’à la 120e place sur 156 en termes d’égalité femmes-hommes selon le Forum économique mondial, piètre classement pour la troisième puissance économique mondiale. “Être une femme dans la société japonaise produit nécessairement une forme de rage en vous”, commente la photographe Tokyo Rumano. Née en 1980, elle refuse l’étiquette de féministe (“Faut-il, pour se sentir libre, revendiquer son féminisme ?”). Son entretien inaugure le numéro. 

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TEMPURA N°7 : JAPONAISES – Automne 2021

Avec patience mais pas sans colère

Dans “150 ans de pensée féministe”, Sophia Marchesin analyse la place de la femme dans la société nippone depuis la modernisation et l’industrialisation du pays. “Une femme (…) soumise à son père, son mari et à son fils”, en bref une mineure, comme le stipule le code civil japonais -inspiré du Code Napoléon. Il faut attendre 1947 et l’obtention du droit de vote pour que ce statut inférieur soit supprimé. Les femmes japonaises reviennent donc de loin ! 

Dans un pays où 90% des parlementaires sont des hommes, il est cependant difficile de faire évoluer la donne. Comme le souligne Chizuko Uneo -l’une des féministes les plus célèbres du pays interviewée par Johann Fleuri- “lorsque la loi pour la promotion des femmes dans l’entreprise a été mise en place, exigeant des entreprises de plus de 300 salariés d’avoir un quota de femmes aux postes de direction, le Keidanren (Medef japonais) s’y est fortement opposé; l’initiative a été rapidement abandonnée ». Mais sur le terrain, des changements s’opèrent. Yuta Yagishita raconte ainsi la naissance de la première ligue professionnelle de football féminin -dans un milieu très sexiste- et le combat des footballeuses pour changer le Japon grâce au sport. 

La députée Kanako Otsuji -première femme politique japonaise à avoir rendu publique son homosexualité- tente de son coté de mobiliser de jeunes générations “plus ouvertes d’esprit” pour qu’elles s’engagent en politique et “pousser les jeunes femmes à se porter candidates à la Diète”. Les changements interviendront un jour, “avec patience, mais pas sans colère » comme l’écrit Tempura. 

« Etre une femme dans la société japonaise produit nécessairement une forme de rage en vous » Tokyo Romano, photographe

 

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